Santo y Sena - Lluvia

Faute d’assez de superlatifs, on ne fait plus l’éloge d’Eva Yerbabuena, l’une des reines du flamenco. Son talent exceptionnel lui a permis de conquérir les publics des plus grandes scènes du monde. Avec Paco Jarana, son compositeur attitré, auteur des musiques de toutes ses pièces, elle a donné naissance à cette sixième création, intitulée « Santo y sena ». La Yerbabuena, bien sûr, occupe la scène, escortée d’un mâle quarteron de danseurs, mais aussi de ces chanteurs et musiciens qui tissent ensemble la trame de sa danse. Et le spectateur de se sentir tout naturellement transporté quelque part sur les rives du Guadalquivir, dans quelque fier village d’Estrémadure ou dans le plus torride tablao sévillan par la magie d’une artiste au corps de feu. Un second programme propose « Lluvia », création 2009 et forme plus resserrée, également bâtie autour de la personnalité de la grande artiste.

Voir la vidéo



Almario

Rocio Molina, native de Malaga, tient de l’enfant prodige comme en témoigne son parcours : premiers mouvements de danse ébauchés à l’âge de trois ans, histoire d’attraper à jamais le virus ; entrée au conservatoire à sept ; puis carrière brillante d’interprète qui la transporte vite aux quatre coins du monde. Les succès s’enchaînent jusqu’au jour où Rocio Molina décide de se lancer sur la voie de la création. Jeune femme à la bouille ronde d’adolescente, mais aux gestes rougis au brasero de la passion, elle est une soliste superbe, entourée de musiciens et de chanteurs qui montrent une complicité parfaite, une osmose de tous les instants. « Almario » est une véritable danse au miroir, une sorte d’auto-portrait vibrant et enflammé de la danseuse.

Voir la vidéo

            ROCIO MOLINA

Gruber Ballet Opéra

Cultures du Monde

S A I S O N S     2 0 0 9  /  2 0 1 0  /  2 0 1 1

                                F L A M E N C O

  EVA YERBABUENA   


Oro Viejo

Rocio Molina vient de signer une toute nouvelle pièce, « Oro viejo », qui a obtenu en octobre 2008 un vif succès lors de la Biennale de Séville – référence absolue dans le domaine du flamenco. Ce ballet, divisé en trois parties, est une réflexion sur le temps qui passe, l’œuvre de l’artiste restant le seul et illusoire moyen de stopper l’inexorabilité de ce courant, d’interrompre un instant l’écoulement du sablier. Rocio Molina mène cette ronde d’exorcisme avec une équipe triée sur le volet et à laquelle elle communique sa surprenante autorité. A vingt-trois ans seulement, celle que l’on surnomme la fleur de Malaga, s’impose déjà comme une grande dame d’Espagne, une reine du flamenco.